Jeff Mills
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Underground Resistance, c’est le collectif le plus radical et politique de la techno de Detroit : Un mouvement DIY, anti-système, qui a choisi l’indépendance totale plutôt que le succès mainstream. Un crew fondé au début des années 90 par Mike Banks, Robert Hood… et Jeff Mills. Leur but ? Utiliser la techno comme une arme de conscience, de résistance et de transformation.
Jeff Mills, c’est donc l’un des pionniers de la techno de Detroit. DJ, producteur, expérimentateur sonore, multi-instrumentiste, directeur artistique... J’ai eu la chance de voir Jeff Mills de nombreuses fois : En club, au Rex à Paris, en festivals, Dantz à San Sebastian, en DJ ou en live, en ciné-concert pour Metropolis, mon film préféré, à la Villette, avec l’orchestre de Montpellier au Pont du Gard, et même dans la vitrine d’une boutique de luxe à Barcelone pour son projet Exhibitionist.
En effet, derrière son nom, il y a mille identités :
- The Wizard son surnom derrière les platines tant il est vrai que sa dextérité est impressionnante ;
- Millsart son alias pour ses productions actuelles ;
- Axis Records son label.
Sa carrière traverse clubs, musées, cinémas, orchestras et même la NASA. J’ai l’impression de partager la même appétence pour le futur ! Son intégrité musicale me fascine. Une démarche pure, sans compromis, tournée vers l’exploration et l’avant-garde. On peut aimer, ou être dérouté… mais c’est toujours sincère, exigeant, et visionnaire.

Son projet Tomorrow Comes The Harvest, qu’il a présenté le vendredi 30 janvier 2026 à l’Atabal, c’est un dialogue entre percussions, modulations analogiques et improvisation totale. Une rencontre entre électronique, jazz, transe et futurisme. Si vous aimez la techno, les musiques expérimentales, ou simplement les artistes qui ont quelque chose à dire… Jeff Mills est une planète entière à explorer.